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MA DÉTOX AYURVÉDIQUE

Ma détox Ayurvedique | ©Yood ( Good food good mood for you)

Lorsque je suis arri­vée en Aus­tra­lie, en jan­vier 2018, mon corps a subi plu­sieurs désa­gré­ments. De nature sen­sible aux chan­ge­ments, un démé­na­ge­ment à l’autre bout du monde avec deux enfants à gérer et de nom­breux pro­jets mon corps et mon men­tal ont été mis à rude épreuve !

Mais le chan­ge­ment d’envi­ron­ne­ment, de cli­mat et de nour­ri­ture ne m’ont pas vrai­ment aidée à retrou­ver la sérénité.

Succomber aux tentations

Une nou­velle vie bien dif­fé­rente de celle que j’avais en France ou j’ai dû jon­gler entre vie de maman active, femme, blog­geuse et nou­velles res­pon­sa­bi­li­tés pro­fes­sion­nelles.
Un rythme de vie à cent à l’heure mais où le style de vie est avant tout tour­né vers le plai­sir.

L’Australie est un pays fan­tas­tique où cha­cun vit à son rythme avec un équi­libre ali­men­taire bien dif­fé­rent du nôtre… Ici tout le monde vit pour de vrai, les sor­ties au res­tau­rant ou dans les cafés sont nom­breuses et très fré­quentes… Et donc for­cé­ment qui dit plus de sor­ties dit plus d’excès.

À cela on ajoute un rythme de vie effré­né, un manque d’activité spor­tive et on obtient un méta­bo­lisme com­plè­te­ment cham­bou­lé et un amas de toxines.

Mon corps a fait les frais de tous ces excès de stress, d’excitation et d’envie de découverte.

Déséquilibre & Mal être

Pen­dant des mois j’ai tout essayé, j’ai même cédé moi aussi aux sirènes des cures détox mar­ke­ting, des crèmes anti cel­lu­lite, des res­tric­tions ali­men­taires en essayant tant bien que mal de caser mes 3 ou 4 séances de sport heb­do­ma­daire mais rien n’y faisait…
Je conti­nuais à me sen­tir mal dans ce nou­veau corps qui ne plai­sait pas et dans lequel je ne me sen­tais pas bien : bal­lon­ne­ments, gon­fle­ment, sen­sa­tion de mal-être per­ma­nent, j’étais déses­pé­rée… Épui­sée et désem­pa­rée j’ai déci­dé de cher­cher ailleurs.

Com­plè­te­ment per­due, j’ai fait des recherches et je suis tom­bée sur plu­sieurs articles par­lant d’une méde­cine ances­trale aux mer­veilleuses vertus.
C’est là que j’ai décou­vert l’Ayur­ve­da ! Étant un peu per­due entre tous les termes et par rap­port à ma situa­tion j’ai donc consul­té Chris­telle, une spé­cia­liste dans ce domaine et ça a été une décou­verte fantastique.

La découverte de l’Ayurvéda

Chris­telle a cerné ce qui n’allait pas et m’a donné de pré­cieux conseils qui m’ont per­mis de me mettre sur la bonne voie. L’élargissement de la zone ventre, hanches et cuisses est le signe typique d’un vata dés­équi­li­bré. Elle m’a confir­mé que ma com­po­si­tion est vata-pitta avec une domi­nante vata par rap­port à la sai­son dans laquelle je me trouve en Aus­tra­lie à ce moment-là.

Mal­gré les 25 degrés en jour­née, nous sommes encore en hiver et j’ai donc dû suivre le modèle d’une sai­son froide pour réchauf­fer mon vata et main­te­nir mon pitta.
J’ai com­plè­te­ment sup­pri­mé les cru­di­tés et tous les ali­ments froids qui ralen­tis­saient mon feu diges­tif (agni) comme le yaourt ou les smoo­thies (à mon grand déses­poir).
Je me suis tour­né vers des repas exclu­si­ve­ment chauds com­po­sés de légumes cuits et agré­men­tés d’épices en rap­port avec mon dosha (comme le kitchari).

J’ai vu au bout de quelques jours que mon sys­tème diges­tif allait de mieux en mieux mais j’avais tou­jours cette impres­sion de trop-plein.

Parfois juste le fait de boire un thé me faisait me sentir lourde comme si je sortais d’un repas de Noël.

Chris­telle m’a aussi conseillé de faire un mas­sage abhyan­ga, un « mas­sage à l’huile » répu­té pour avoir des ver­tus multiples.
Il amé­liore la cir­cu­la­tion des fluides cor­po­rels, la diges­tion, le fonc­tion­ne­ment du sys­tème ner­veux et tra­vaille aussi sur les arti­cu­la­tions et le tonus mus­cu­laire.

Sur le plan émo­tion­nel, il apporte séré­ni­té et plé­ni­tude en agis­sant sur l’humeur, la confiance et l’estime de soi.

En bref, il s’agit d’un véri­table rééqui­li­brage éner­gé­tique. Étant en Aus­tra­lie et elle en France je me suis dit qu’il serait quand même mieux de consul­ter sur place pour un suivi plus approfondi.

Je me suis donc ren­due dans une cli­nique spé­cia­li­sée et j’ai consul­té un doc­teur ayur­vé­dique pour connaître réel­le­ment d’où venait mon pro­blème et pour enfin y appor­ter une solution.

Le résul­tat tombe : dés­équi­libre des 3 dosha et non pas seule­ment de mon domi­nant (enfin mes domi­nants pour être exacte car je suis de double com­po­si­tion vata-pitta), dys­fonc­tion­ne­ment de mon foie et de mon pan­créas pro­vo­quant une alté­ra­tion de la pro­duc­tion d’enzymes digestives.
En clair, tout ce que j’ingurgitais peu importe que ce soit sain ou non se trans­for­mait en toxines et se stockait…

Me voilà partie pour entamer le grand nettoyage de printemps et décrasser mon intérieur.

La Détox Ayurvédique ou PANCHAKARMA

La cure dure entre 3, 7, 14 et peut même aller jusqu’à 21 jours selon l’état du patient.
J’ai choi­si la détox sur 7 jours au prix de $ 1 000 soit envi­ron 600 €. Un trai­te­ment oné­reux mais pas plus qu’une autre cure de type LPG, cryo­li­po­lyse… Étant une méde­cine, cette pra­tique peut être rem­bour­sée au moins en par­tie par la mutuelle.

Le trai­te­ment consiste en 3 étapes :

  • Pré­pa­rer le corps
  • Relâ­cher et éli­mi­ner les toxines
  • Régé­né­rer les tissus

Il per­met de mettre son orga­nisme au repos et lui accor­der un peu de répit.
Il est recom­man­dé de man­ger des ali­ments chauds et fraî­che­ment pré­pa­rés avant, pen­dant et après la détox soit pen­dant envi­ron 3 semaines.

On évite tous les aliments crus ou secs et sucrés bien sûr !

Il est conseillé de boire chaud et évi­ter les exci­tants comme le café, l’alcool et la ciga­rette par exemple.

La diète est com­po­sée de 3 repas principaux :

Un snack com­po­sé d’amandes, noix et graines est per­mis le matin (je n’en ai pas eu besoin per­son­nel­le­ment) et de fruits cuits l’après-midi (pomme ou poire).

Une ali­men­ta­tion végé­ta­rienne qui va puri­fier l’organisme tout en appor­tant les nutri­ments et l’éner­gie néces­saire au bon fonc­tion­ne­ment de votre corps.

Cette détoxification n’est pas juste extérieure mais aussi intérieure.

On met au repos l’organisme dans son ensemble c’est pour­quoi il est aussi conseillé de s’accorder un vrai break. On encou­rage le repos ou les acti­vi­tés douces comme la médi­ta­tion, le yoga et on garde son corps au chaud.

La Préparation

La pré­pa­ra­tion com­mence à la mai­son avec la diète et la prise de com­plé­ments ali­men­taires qui per­mettent à agni (le feu diges­tif) d’être rééqui­li­bré et être prêt à rece­voir l’oléa­tion interne.

Cela consiste à prendre du ghee médi­ci­nal dilué dans de l’eau ou du lait végé­tal à jeun pen­dant 5 jours.
Ce beurre cla­ri­fié est très dif­fé­rent du ghee que l’on uti­lise pour cui­si­ner. Je ne connais pas la com­po­si­tion exacte mais tout ce que je peux vous dire c’est que c’est dég****** !!!

On aug­mente pro­gres­si­ve­ment la dose jusqu’à atteindre 50 ml le der­nier jour !

Pour moi ça a été le pire de ces 3 semaines rien que d’y penser j’ai l’odeur et le goût qui revient dans ma bouche j’ai envie de vomir !

Un pro­cé­dé pour­tant essen­tiel de la cure car c’est ce qui va per­mettre de délo­ger et d’empri­son­ner les toxines de votre corps c’est un peu l’aspi­ra­teur à toxines.

Le Traitement

Le trai­te­ment à la cli­nique s’est fait sur 7 jours consé­cu­tifs en tout :

1. Le massage abhyanga

Une fois l’oléation interne ter­mi­née, on passe à l’oléa­tion externe avec l’abhyan­ga.
Chaque jour pour mon plus grand plai­sir je com­men­çais par un mas­sage abhyan­ga d’une heure (ça, c’était le para­dis !).

Le pre­mier jour j’ai reçu l’Udvar­ta­na : un gom­mage à base d’une pâte d’herbes adap­té à votre pro­fil pra­ti­qué par deux thé­ra­peutes sur une table tra­di­tion­nelle en bois pré­vue à cet effet.

Je n’ai jamais eu un gommage comme celui-là, j’ai eu l’impression qu’on m’avait enlevé au moins 3 couches de peau !

Il consiste à ouvrir les pores de la peau, acti­ver la cir­cu­la­tion san­guine, sti­mu­ler les cel­lules grais­seuses et enle­ver les toxines de la sur­face de la peau.

L’huile contenue dans la pâte protège la peau de la sécheresse et maintient sa souplesse.

Les thé­ra­peutes rincent ensuite à l’aide d’un mélange d’herbes thé­ra­peu­tiques tou­jours en rap­port avec votre dosha.

2. Le Svedana

Puis on passe au « Sve­da­na » : une méthode de suda­tion qui consiste à s’asseoir dans un cais­son à vapeur à base de plantes où seule la tête sort pour ne pas la sur­chauf­fer. Cette étape dure entre 10 et 20 minutes.
Le corps se réchauffe, éva­cue les toxines et sti­mule le pro­ces­sus de liqué­fac­tion des tis­sus adipeux.

3. L’Enema

L’Enema est un lave­ment de l’intestin doux et sans dan­ger. C’est la vidange de l’intestin !

Voici un sujet un peu délicat pour nous français, on en parle très peu mais c’est une pratique régulière et très commune en Inde.

Très dif­fé­rente de l’hydrothérapie du colon qui uti­lise une grande quan­ti­té d’eau, cette méthode douce et non agres­sive consiste à injec­ter un liquide dans le colon afin de délo­ger tous les « ama » les impu­re­tés ou toxines accu­mu­lées depuis des semaines, voire des mois et même pour cer­tains des années.
Des toxines res­pon­sables de bal­lon­ne­ment, gon­fle­ment du bas-ventre ou encore cel­lu­lite.

Il y en a deux dif­fé­rentes que l’on uti­lise en alternance :

  • Le lave­ment à base d’huile : C’est un petit volume de liquide admi­nis­tré en quelques minutes com­po­sé de ghee, de plantes et d’herbes que l’on admi­nistre le deuxième, le qua­trième et le der­nier jour du trai­te­ment. Il faut le gar­der mini­mum une heure et lais­ser le tra­vail se faire. Le mélange va se répandre dans tout intes­tin afin de le net­toyer en pro­fon­deur. C’est le nettoyage !
  • La décoc­tion à base d’eau : une quan­ti­té de liquide plus aqueuse dont le volume est un peu plus impor­tant et qui agit plus rapi­de­ment admi­nis­tré le troi­sième et cin­quième jour. C’est le rinçage !

4. La Régénération des tissus : Rasayana

Votre système digestif est à présent tout neuf !

Il est temps main­te­nant de régé­né­rer les tis­sus et de pré­pa­rer votre corps à retrou­ver une ali­men­ta­tion plus variée.
Cette étape dure envi­ron deux semaines, elle est essen­tielle pour réap­prendre à votre orga­nisme à assi­mi­ler une plus grande varié­té d’aliments. Petit à petit vous allez réin­tro­duire les ali­ments tels que les pro­téines ani­males, le tofu, les pro­duits lai­tiers si vous en consom­mez ou encore les fruits crus par exemple.

Un plan alimentaire est fourni avec les compléments alimentaires dont vous avez besoin (coût supplémentaire à prévoir)

Il est recom­man­dé de conti­nuer à man­ger cuit, chaud et équi­li­bré et de ne pas brus­quer votre corps et le tra­vail qui y a été fait en conti­nuant de pra­ti­quer une acti­vi­té phy­sique douce.

Bilan Final

Points posi­tifs :

Bien être géné­ral, regain d’éner­gie, relâ­che­ment des émo­tions.
Sys­tème diges­tif qui redémarre
Dimi­nu­tion du volume du ventre, perte de poids, sen­sa­tion d’être neuve de l’intérieur

Points néga­tifs :

Il est dif­fi­cile de res­pec­ter la diète à la lettre pen­dant 3 semaines je ne vous le cache pas… On se sent un peu à part comme dans n’im­porte quel chan­ge­ment de routine.

Le fait de pré­pa­rer chaque jour ses repas à l’ins­tant T est quelque chose d’habituel pour moi mais il se peut que cela vous freine si vous n’avez pas l’habitude. Néan­moins c’est le point de départ d’une nou­velle hygiène ali­men­taire où ce genre de rou­tine est indispensable.

La prise des dif­fé­rents com­plé­ments ali­men­taire est un peu rébar­ba­tive d’autant plus que la plu­part d’entre eux ne sont pas très bons au goût.

La prise de ghee reste pour moi le pire cette expé­rience, mais je le répète c’est une étape néces­saire et indis­pen­sable dans le pro­ces­sus de détoxi­ca­tion.

L’aspect finan­cier est aussi à prendre en compte car au-delà du trai­te­ment en lui-même il y a aussi le coût des com­plé­ments ali­men­taires qui certes sont indis­pen­sables mais sont à prévoir.

 

Je ne regrette pas d’avoir opté pour cette méthode après avoir souf­fert plu­sieurs mois de dif­fé­rents maux, trou­ver la source du pro­blème, com­prendre le fonc­tion­ne­ment de mon corps et appré­hen­der de nou­velles méthodes cura­tives valaient bien le coût que cela a engen­dré. Plu­tôt que de dépen­ser dans diverses méthodes « mira­cu­leuses » ou pro­met­teuses, je trouve per­son­nel­le­ment qu’il est pré­fé­rable d’économiser pour béné­fi­cier d’un réel suivi per­son­na­li­sé et adap­té à soi-même.

Bref j’ai tellement été ravie que j’ai décidé l’année suivante de me spécialiser dans cette médecine en suivant une formation certifiante de praticienne en Ayurveda !

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura donné envie de vous inté­res­ser de plus près à l’ayur­ve­da et tous ses bienfaits !
Si vous avez des ques­tions ou que vous sou­hai­tez par­ta­ger votre expé­rience lais­sez-moi un com­men­taire et c’est avec plai­sir que j’échangerai avec vous !

Natu­rel­le­ment,

Ornel­la

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